Le Cloud ne sert pas qu’à stocker vos données.

« Le Cloud sert à stocker mes photos » j’entends encore cette phrase en 2021.

Le Cloud est bien présent partout, au service du traitement temps réel de nos données et dans toutes les dimensions de notre quotidien.

Mais le Cloud que je vais évoquer ici est bien le Cloud souverain, celui qui délivre de l’infrastructure informatique pour le déploiement de service métier.

Aux origines : un éminent besoin de rapidité

2014, dans une autre vie professionnelle, avec ma team on ne voulait plus attendre la livraison de nos VMs sous 24 jours et passer à 24 secondes, et on a osé demander la mise en place d’une plateforme Cloud.

Pour nous, cette solution nous semblait être la plus adaptée, et la plus rapide dans notre approche de déploiement continue.

Qu’est ce que le Cloud alors ? Pour faire simple, une plateforme Cloud permet de délivrer une infrastructure virtuelle à la demande et en totale autonomie. Je ne parle donc pas ici d’un gestionnaire de fichier en ligne, d’une boite mail ou du stockage des photos de votre dernier smartphone, mais bien de serveurs, de réseau, de disques et de règles de sécurité. Ces services de mail et de stockage sont dit « Cloud » justement parce qu’ils reposent sur des infrastructures virtuelles Cloud elles même hébergées dans des datacenters bien physiques cette fois.

La Souveraineté

« Vous vendez du Cloud souverain, très bien je ne veux plus envoyer mes photos chez les Américains », perdu. Cette fois une partie de la notion semble couverte : la souveraineté. Il faut dire que depuis 2018 on a vécu la RGPD puis la crise du covid. La protection des données et la souveraineté territoriale des traitements s’ancre enfin dans les consciences.

Pour faire simple, la peur du grand méchant GAFAM qui contrôle les serveurs, peut stopper des datacenters ou re-prioriser les ressources pour des besoins de souveraineté américaines est maintenant un mind set commun. Il faut dire que coté souveraineté les Américains sont largement en avance, mais façon big brother : lecture de masse jusqu’aux affaires Snowden, extraterritorialité de la loi, America first, Patriot act puis Cloud act.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la loi américaine s’applique partout où le service est fourni par une société américaine. Et cette loi permet l’accès aux données sur simple demande sans l’accord d’un juge.

La nécessité d’une offre française

« En France on n’a pas de Cloud mais on a des idées ». Notre vivier de talents dans l’Hexagone est largement capable de tellement plus !

Il nous fallait une offre française, et ce fut Cloudwatt et l’aventure a durée 8 ans.

Après cet échec (dont on se relève toujours), on décide de s’appuyer sur des acteurs présents sur le marché et de les labelliser Cloud souverain.

Ça se passe du côté de ANSSI avec les Prestataires de service d’informatique en nuage qualifiés. Selon moi, il s’agit d’une surcouche à l’ISO 27001, un label sur-qualifiant sur certains aspects la sécurité de votre système d’information et de l’offre Cloud délivrée.

Depuis sa création peu obtienne cette qualification : il faut donc accélérer.

On en vient au sujet de ce post : le Cloud de confiance. (On pourrait aussi essayer un Cloud Européen mais je ne vais pas m’étendre sur le sujet de la souveraineté Française en Europe).

La confiance

Arrive donc la dernière idée, car on a toujours des idées. « Et si on labellisait la confiance qu’on donne aux acteurs en lesquels on n’a pas confiance », oui la phrase n’est pas simple mais c’est hélas bien le sujet.

Un Cloud de confiance serait donc un service d’informatique en nuage (promis je ne réutiliserai plus jamais ce mot) opéré par une société Française, localisés en France mais avec une technologie étrangère labellisée.

Vous voyez le biais ? Dit autrement la grosse part du gâteau va encore quitter encore la France, et avec elle l’innovation et entrepreneuriat.

Et pendant ce temps là … chez be ys Cloud

Nous développons une solution Cloud souveraine, localisée et opérée en France, sans aucun lien capitalistique avec une société étrangère, basée intégralement sur des briques logicielles opensource ou maison.

On y croit, on arrive à convaincre nos clients et personne ne peut couper vos services ou lire vos données. Ha oui, et on en fait pas de politique 🙂

Au moins on pourra dire qu’on a essayé, par la création de valeur pour nos clients et avec nos talents.

Christophe Prugnaud – DG be ys Cloud – 25/05/2021

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